Cette traversée magistrale de 92,6 km constitue le baptême du feu sur la Voie Aurelia, reliant Roquebrune-Cap-Martin à Mandelieu-la-Napoule en trois journées d'une intensité rare. Avec un dénivelé positif de 2989m et une perte d'altitude de 3224m, le pèlerin survole la Riviera, passant des balcons de La Turbie et son trophée d'Auguste aux vallons secrets de l'arrière-pays niçois. Le chemin serpente entre garrigue odorante et vestiges romains, traversant des cités chargées d'histoire comme Èze ou Vence, avant de redescendre vers l'Estérel. En cheminant devant la chapelle Saint-Roch ou les oratoires ancestraux, on ressent toute la dimension spirituelle d'un pèlerinage ancré entre mer et montagne. Le temps de marche total s'élève à environ 24 heures, offrant des panoramas azuréens qui invitent à la contemplation et à l'introspection.
Le défi majeur réside dans l'accumulation des dénivelés (près de 3000m D+) sur des terrains souvent rocailleux et escarpés. La descente de 3224m vers Mandelieu sollicite énormément les articulations, surtout sous une forte exposition solaire méditerranéenne. L'autonomie en eau est cruciale sur les crêtes où les points de ravitaillement sont rares entre les villages perchés.
Prévoyez des étapes à Nice et Vence pour tamponner votre crédencial dans les cathédrales historiques. Ne manquez pas de remplir vos gourdes à la fontaine de La Turbie avant d'attaquer les sentiers de crête. Pour les marcheurs chargés, un envoi de bagages peut être judicieux vu l'exigence technique de certaines montées vers le col d'Èze.