Cette traversée d'envergure de 64,2 km relie les rivages escarpés de Cap-d'Ail aux collines de Mouans-Sartoux, offrant un condensé spectaculaire de la Riviera et de l'arrière-pays provençal. Avec 2158 m de dénivelé positif et 2436 m de perte d'altitude, l'itinéraire serpente entre le littoral azuréen et les crêtes calcarifères, passant par la turbulente Nice et les villages perchés. Le pèlerin quitte les influences maritimes pour s'enfoncer dans les terres via le mythique plateau de la Justice ou les sentiers surplombant Cagnes-sur-Mer. Spirituellement, le chemin est marqué par la présence d'oratoires discrets et de l'imposante cathédrale Sainte-Réparate, symbolisant la transition entre la ferveur côtière et la quiétude des oliveraies du pays grassois. Pour environ 17 heures de marche cumulées, ce tronçon exige une immersion totale dans la géographie contrastée des Alpes-Maritimes.
Le défi majeur réside dans l'accumulation du dénivelé (2158m D+) sur trois jours, notamment lors de la montée vers le Mont Boron et les passages sur les crêtes escarpées. La section urbaine de Nice peut être fatigante pour les articulations sur le bitume, tandis que les sentiers rocailleux de l'arrière-pays exigent une vigilance constante. L'exposition au soleil est forte sur les balcons du littoral, rendant la gestion de l'eau cruciale.
Prévoyez de faire tamponner votre crédencial à la cathédrale de Nice ou à l'office de tourisme de Saint-Paul-de-Vence. Emportez au moins 2,5 litres d'eau, car les fontaines se font rares entre les villages une fois que vous quittez la côte. Pour l'hébergement, le monastère de Cimiez offre une pause spirituelle mémorable au milieu du parcours.